jeudi 18 mai 2017

Un hold-up informatique mondial !| 16 mai 2017
Pourquoi en parle-t-on ? Parce que cela touche et met en danger le fonctionnement d’entreprises et d’administrations de nombreux pays.
 Les ordinateurs du monde entier ont été touchés par une attaque informatique vendredi. Leurs fichiers sont devenus illisibles ! La faute à des pirates version Internet. Ils réclament de l’argent, une sorte de rançon en échange de laquelle ils rendront les fichiers à nouveau lisibles.
 Vendredi dernier, un virus informatique s'est propagé dans les ordinateurs du monde entier : on compte plus de 200 000 machines touchées dans 150 pays ! Impossible pour les utilisateurs de lire leurs fichiers, car ces derniers sont codés avec un programme informatique appelé WanaCrypt. Les personnes à l'origine de cette cyberattaque sont décrites comme des « pirates » ! Elles réclament de l'argent pour rendre les fichiers à nouveau lisibles.
 La cible : Windows !
En France, l'entreprise automobile Renault a été touchée. Au Royaume-Uni, c'est le National Health Service, le service public de la santé. En Allemagne, c'est la Deutsche Bahn, l'entreprise ferroviaire publique (un peu comme la SNCF en France)… Administrations, entreprises et même particuliers en ont été victimes ! Car il suffisait d'ouvrir une pièce jointe avec une ancienne version du logiciel d'exploitation Windows (utilisé par les ordinateurs PC) pour que l'ordinateur soit contaminé. Mais ce n'est pas tout : ce virus a la capacité de circuler et d'atteindre les ordinateurs auxquels il est lié !
De l'argent contre des fichiers 
 WanaCrypt est un programme informatique particulier. C'est un « rançongiciel » : pour en être débarrassé, il faut payer une rançon ! Le montant ? 300 dollars (environ 270 euros) à payer en bitcoins sous 3 jours, sinon le tarif double et passe à 600 dollars ! Si, au bout de 7 jours, l'utilisateur bloqué n'a toujours pas payé, les fichiers sont effacés… On estime que les pirates ont empoché 6 000 dollars samedi.
Héros par accident
Heureusement, la propagation du virus a été stoppée dès vendredi par un chercheur en cybersécurité. On ne sait pas grand-chose sur lui, juste qu'il parle anglais et qu'il a réglé le problème depuis son domicile, en dehors de ses heures de travail ! Mais il a prévenu : ce n'est que temporaire, les pirates peuvent frapper à nouveau, comme ils l'ont déjà fait en février, avec un logiciel du même type.
Des conseils à suivre ! 
 Dimanche, la gendarmerie nationale française a diffusé des conseils pour que chacun sache comment protéger ses données informatiques : faire des sauvegardes (ailleurs que sur l'ordinateur), mettre ses logiciels à jour, faire bien attention aux noms des fichiers que l'on reçoit avant de les ouvrir et se déconnecter d'Internet en cas de problème.
Myriam Martelle

LE TEMPS DES EXAMENS

 Le Monde.fr
Embouteillages ou trafic aérien : rien ne doit perturber la concentration des 630 000 lycéens de Corée du Sud qui passent leurs examens d’entrée à l’université, ce jeudi 12 novembre.
Pour préserver leurs oreilles, le ministère des transports a précisé que 69 vols ont dû être reprogrammés et que quatre vols intérieurs ont carrément été annulés pour la journée. Tous les vols à l’arrivée ont par ailleurs pour consigne de maintenir une altitude supérieure à 3 000 mètres et d’attendre l’autorisation d’amorcer leur descente. Enfin, concernant les airs, une suspension pendant trente-cinq minutes des décollages et atterrissages concernant tous les aéroports a été décidée, lors de la principale épreuve de compréhension orale en langue.
Le rythme urbain a également été modifié. Toutes les administrations, les principaux commerces et la Bourse ont ouvert une heure plus tard pour limiter les embouteillages et permettre aux élèves d’arriver à l’heure aux examens, qui ont commencé à 8 h 40. Les malchanceux néanmoins coincés dans la circulation pouvaient appeler le 112 pour recevoir l’aide des voitures et motards de la police.
Pancartes d’encouragements
La pression qui pèse sur ces lycéens est à la hauteur des espoirs de leurs familles respectives. Leurs parents dépensent souvent une fortune afin de lespréparer au mieux à ces examens qui peuvent leur ouvrir les portes des plus prestigieux campus. Selon des chiffres du ministère de l’éducation, les Sud-Coréens ont dépensé 19 000 milliards de wons (15 milliards d’euros) en 2013 en leçons particulières et cours du soir pour leurs enfants, soit l’équivalent de 1,5 % du PIB du pays.
Une fois dispensés les ultimes conseils, de nombreux parents se précipitaient vers les églises et temples les plus proches pour invoquer une intervention divine. Et des enfants brandissaient des pancartes d’encouragements à destination de leurs aînés à l’extérieur d’un centre d’examen de Séoul.
Chaque année, ces examens relancent le débat sur l’obsession sud-coréenne pour la réussite scolaire, les avantages et les inconvénients d’un système éducatif souvent considéré à l’étranger comme un modèle de méritocratie. Si la concurrence effrénée génère l’excellence, comme en témoignent les résultats desuniversités sud-coréennes dans les classements internationaux, elle engendre aussi des résultats beaucoup moins glorieux, comme un taux élevé de dépressions et de suicides.

INTERNET ET TRAVAIL

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FORUM «QUI GOUVERNE INTERNET ?»
Emploi : «Le numérique peut aussi s’allier à un but social»

Pour Estelle Barthélémy, à la tête de Mozaïk RH, le digital est non seulement créateur d'emploi, mais permet aussi de mieux recruter. Tribune.
Samedi 21 mai, Libération organisait le Forum «Qui gouverne Internet ?», une journée pour débattre de la souveraineté à l’ère numérique. Estelle Barthélémy, directrice générale adjointe de Mozaïque RH, participera à la table ronde «Numérique : une autre conception du travail ?».
Le numérique est un mot qui fait rêver ou qui fait peur. Parfois synonyme de start-up en vogue, de méthodologies de travail qui bousculent, de beaux mots ou de gros mots.
Le numérique offre des boulevards de croissance (5,5% du PIB en 2014) et d’emploi (1,5 million d’emplois en France liés directement ou indirectement au numérique) mais il peut aussi nourrir en son sein un monstre sans contours qui reproduit les déséquilibres, les antagonismes et les discriminations classiques du marché du travail.
Le digital : une opportunité pour les diplômés
Quel espoir le numérique peut-il apporter pour toute une partie de la population française, diplômée et formée et pourtant mise de côté 4 à 5 fois plus souvent alors même que de nombreuses offres d’emploi restent à pourvoir ?
Big data, start-up du digital, applications mobiles, l’ensemble de ces innovations représentent une formidable opportunité pour les talents où qu’ils soient. D’ailleurs l’outil numérique permet de dépasser les frontières géographiques, sociales ou culturelles et faire la part belle à la diversité, synonyme de créativité et in fine d’innovation. Chercher les talents là où les entreprises classiques ne vont pas spontanément, confronter les idées, découvrir autrui pour créer ensemble les solutions de demain : l’entreprise du XXIe siècle sera diverse ou ne sera pas.
Le numérique au service de l’emploi social
Des initiatives existent déjà. De nouvelles applications RH voient le jour, avec pour but de faciliter le travail des entreprises dans l’identification de compétences. Les lignes bougent également du côté des cabinets en stratégie comme Tenzing qui souhaite ajouter Rick Rut en complément des étapes de sélections habituelles. Le but : recruter les meilleurs consultants sur la base de leurs compétences et non plus uniquement sur le nom de leur école.
Le numérique peut aussi s’allier à un but social. C’est le pari de Paul Duan, Fondateur de l’ONG Bayes Impact basée à la Silicon Valley. Il a signé une convention avec Pôle emploi qui lui a remis 10 ans d’historique de données afin de concevoir un assistant intelligent qui sera capable de proposer à tout moment et ce en corrélant un ensemble de data (profil du demandeur d’emploi, informations sur le marché de l’emploi en temps réel etc..) le meilleur plan d’attaque pour le demandeur d’emploi le tout gratuitement et en libre-service. Il s’agira d’une plate-forme aussi intuitive que Google. C’est aussi le cas de Samira Seltani qui a lancé Trust & Try job dont le but est de favoriser le recrutement des profils autodidactes et atypiques. Le site propose une alternative au CV en utilisant la puissance de la technologie pour métamorphoser le recrutement.
Le numérique, a déjà entamé sa révolution, et devra rimer avec inclusion économique pour transformer en profondeur, les pratiques, les objectifs et les paradigmes du XXIe siècle.



LE MODE DANS LES SUBORDONNÉES

jeudi 11 mai 2017

PRODUCTION ÉCRITE p. 125

Proposition de corrigé :

Madame, Monsieur,
J’ai loué un logement pour mes vacances via votre site Internet www.filou-loc.com. Le descriptif du logement que j’avais choisi promettait un joli deux-pièces calme, meublé et fonctionnel, situé au sixième étage d’une résidence de haut standing munie d’un ascenseur et se trouvant à peine à 50 mètres de la plage. Je joins d’ailleurs à cette lettre une copie de ce descriptif afin de vous prouver ma bonne foi.
Vous comprendrez alors que je fus assez surpris en arrivant sur place : votre deux-pièces était en réalité un studio de 20 mètres carrés, une table et un tabouret constituaient le seul mobilier, l’immeuble tombait en ruine et, là vous n’avez pas menti, l’appartement se trouvait bien au sixième étage mais il n’y avait pas d’ascenseur. Quant à la proximité de la plage, laissez-moi vous dire qu’une distance que vous estimez à 50 mètres correspond en réalité à 5 kilomètres d’après le compteur de ma voiture. C’est bien simple, je n’ai même pas trouvé la mer lorsque je suis arrivé ! Par contre, j’ai bien trouvé l’autoroute la plus fréquentée de France : elle était juste sous mes fenêtres !
Il était donc tout naturellement hors de question pour moi de passer mes vacances dans ces conditions, c’est pourquoi j’ai immédiatement quitté votre appartement pour me rendre dans un hôtel correspondant à mes critères.
J’attends donc de votre part un remboursement complet de la somme que je vous ai versée ainsi qu’un dédommagement à hauteur de 50 % de mes frais d’hôtel.
Sans réponse de votre part dans les quinze jours à compter de la date de réception de ce courrier, je me verrai dans l’obligation de saisir la justice.
En espérant que ma requête retiendra votre attention, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression des mes salutations distinguées.
Monsieur Pigeon

mercredi 10 mai 2017