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mercredi 2 mai 2018
mardi 27 mars 2018
Journées mondiales
https://www.franceculture.fr/amp/societe/pourquoi-y-a-t-il-tant-de-journees-mondiales
mercredi 23 août 2017
vendredi 28 juillet 2017
LE 14 JUILLET
Cinq choses que vous ne savez peut être pas sur le 14-Juillet
LE MONDE |
Depuis 1880, la France célèbre sa fête nationale le 14 juillet. Défilé militaire, uniformes, feu d’artifice… Ça, c’est ce que tout le monde connaît. Mais que fête-t-on exactement ? Pourquoi cette date a-t-elle été choisie ? Chasseurs alpins et terrestres, légionnaires, infanterie… quels sont les codes du défilé ? Pourquoi certaines unités marchent plus vite que d’autres ? Pourquoi tire-t-on chaque année un feu d’artifice ? Découvrez ce que vous ne savez peut-être pas encore sur le 14-Juillet. Les réponses en images.
lundi 12 juin 2017
BAC
Bac : ce qui est obligatoire, autorisé, interdit, conseillé
Par AFP — 10 juin 2017
Lors des épreuves écrites du baccalauréat qui démarrent jeudi 15 juin, des objets et comportements sont tantôt obligatoires, tantôt interdits, autorisés ou conseillés. Pense-bête.
Convocation et carte d’identité obligatoires
En cas de perte ou de vol de la carte d’identité, il sera demandé un récépissé de la déclaration auprès de la police ou de la gendarmerie et un autre document officiel avec photo, permettant de reconnaître le candidat.
En cas d’oubli ponctuel de la carte d’identité, pas de panique : on peut présenter un autre document d’identité et rapporter «dans les meilleurs délais» sa carte d’identité pour se mettre en conformité. Cela peut-être le lendemain à l’occasion du passage d’une autre épreuve.
Retard d’une heure maximum autorisé, pause pipi un par un
En cas de retard indépendant de la volonté du candidat et ne dépassant pas une heure, le chef de centre peut autoriser le candidat à plancher, mais sans temps supplémentaire. Si le retard dépasse une heure, le candidat est considéré comme absent.
Les calculatrices de poche sont autorisées, sauf mention contraire sur la page du sujet.
Les sorties aux toilettes sont permises passée la première heure, afin de ne pas croiser les candidats retardataires. Mais un lycéen après l’autre, accompagné par un surveillant.
Il est possible de quitter la salle avant la fin de l’épreuve, mais toujours une fois la première heure écoulée.
Hand spinner interdit, encre rouge déconseillée
Tout objet qui communique avec l’extérieur est proscrit, aussi bien les téléphones portables que les montres connectées.
Les portables doivent être éteints, rangés dans le sac du candidat ou remis au surveillant. Toutes les académies sont équipées de détecteurs de portables, répartis de façon aléatoire et déplacés d’une épreuve à l’autre.
Les élèves devront aussi se passer pendant quelques heures de leur hand spinner, ce gadget pouvant les distraire.
Il ne faut évidemment pas se parler entre candidats, même pas pour demander un stylo à son voisin : ce serait considéré comme de la fraude.
Écrire à l’encre rouge n’est pas interdit mais il est d’usage de laisser cette couleur au correcteur. Il est recommandé d’écrire avec une encre noire ou bleue.
En cas de force majeure...
Des épreuves de remplacement sont organisées en septembre pour ceux qui n’ont pas pu plancher pour une raison de force majeure (maladie, accident...). Il faut écrire rapidement au rectorat et joindre les justificatifs, par exemple un certificat médical.
Des conseils de bons sens
Éviter de se réveiller au dernier moment pour ne pas partir déjà stressé. Le soir, ne pas chercher à tout réviser, les plus anxieux peuvent relire quelques fiches. Regarder une série (un ou deux épisodes), écouter de la musique, faire un tour à l’extérieur, autant de façons de se détendre. Mais il vaut mieux arrêter les écrans vers 22 heures et se coucher un peu plus tôt que d’habitude. En cas d’insomnie, on peut recourir à des techniques de relaxation. A éviter, les somnifères ou autre médicament similaire. Le lendemain matin, préférez un thé ou un café à une canette de boisson énergisante, déconseillée.
mardi 30 mai 2017
LE TGV CHANGE DE NOM
SNCF : Cacophonie et apologie pour l’offre «InOui» Par Franck Bouaziz —
Quelle mouche a donc piqué la SNCF pour rebaptiser ses TGV ?
«Nous voulons donner mieux et plus à nos clients, nous voulons qu’ils nous choisissent», martèle Rachel Picard la directrice générale chargée de la branche voyage qui s’est fendue d’un tweet enthousiaste sur le même thème («Avec OUI.sncf nous affirmons notre intention de dire OUI à tous les voyages, tous les clients et toutes les envies. #inOUI»). Dans les trois ans qui viennent, le transporteur ferroviaire entend conquérir 14 millions de voyageurs supplémentaires sur ses lignes à grande vitesse, qui ont attiré 122 millions de passagers l’an dernier. La séduction du client passerait donc par une politique de marques tournant autour de l’onomatopée «Oui» (Ouigo, OUI.sncf, Ouibus et donc InOui) : «Une promesse aspirationnelle dans laquelle chacun se retrouve», dit carrément le dossier de presse.Il faut que le client tant désiré s’y reconnaisse, ce qui selon les dirigeants de la SNCF ne serait pas le cas aujourd’hui. «Il fallait ranger la chambre», martèlent l’un après l’autre les membres du comité exécutif dans un respect absolu des éléments de langage. Un chiffre résume à lui seul la problématique de la SNCF. L’an dernier le trafic sur les lignes à grande vitesse n’a progressé que de 1,9 %, soit moitié moins que pour les trains de banlieue. Il est donc urgent de trouver de nouveaux voyageurs, d’où ce ravalement de façade.
Concrètement, comment ça marche, le concept «OUI» TGV ?
Le TGV low-cost ne change pas de nom, il s’appellera toujours OUIgo. L’ex-TGV classique mue et devient donc «InOui». Et il devrait «en proposer plus pour le même prix», assure Guillaume Pepy. Il y aura par exemple un service de voiturier en gare (payant) pour ceux qui ne veulent pas chercher un parking. Il faudra dorénavant présenter son billet avant de monter dans le train comme dans les aéroports. «Ce qui laissera aux contrôleurs plus de temps pour s’occuper des clients et même leur souhaiter bon anniversaire, puisque nous voulons les cerner au plus près», précise Rachel Picard. Le wi-fi sera, lui, gratuit tout au long du voyage. Louable attention à modérer néanmoins quelque peu. D’après les premiers retours de voyageurs sur la ligne Paris/Lyon où le wi-fi est testé, la liaison permet certes de consulter ses e-mails, mais sûrement pas de regarder en streaming le dernier épisode du Bureau des légendes… Quant au contrôle des billets sur le quai, gare aux retardataires ! Les agents placés à l’extérieur des trains auront aussi le pouvoir de refouler ceux qui veulent monter dans les rames à la dernière minute.Enfin, pour les habitués du site VoyagesSNCF.com, il va falloir modifier la barre des favoris, puisque le site devient OUI.sncf. A priori rien ne justifiait le relookage de ce qui est aujourd’hui le premier site marchand de France avec 86 millions de billets écoulés… Mais la volonté d’uniformiser la marque l’a emporté. La nouvelle version du site s’enrichit également d’un moteur de recherche qui, à partir d’un prix de billet souhaité, fouille dans le maquis tarifaire et envoie une alerte dès que la requête est satisfaite. Histoire d’économiser les pas perdus dans les gares, le voyageur trouvera également sur Oui.SNCF le numéro de son quai, une heure avant le départ.
Un changement de nom dicté par une concurrence toujours plus menaçante ?
Fini le temps où les lignes à grande vitesse se retrouvaient en situation de quasi-monopole sur les grands axes entre Paris et les métropoles régionales. Après un temps d’hésitation, Air France a décidé de rendre coup pour coup. Ainsi, à partir du 2 juillet, Bordeaux n’est plus qu’à 2 h 30 de Paris. Pour autant, la compagnie aérienne nationale conserve ses 18 rotations par jour et se bat sur le terrain des prix avec des premiers prix à 56 euros l’aller simple. Sur les destinations de Toulouse et de Nice, le transporteur low cost Easy Jet s’ajoute à l’offre d’Air France. Enfin pour les budgets plus serrés, la libéralisation du marché des autocars voulue par la loi Macron a fait émerger une nouvelle concurrence depuis deux ans. La SNCF a bien tenté de lancer Ouibus, Mais cette filiale reste déficitaire. Cerise sur le gâteau, le covoiturage séduit de plus en plus les jeunes.Pour répondre à l’offensive de BlaBlaCar, TGV Max, une carte d’abonnement pour les moins de 27 ans est vendue depuis trois mois. Manque de chance, elle est victime de son succès. Plus de 90 000 cartes ont été vendues et les réclamations des usagers vont grandissant contre le manque de sièges dans les trains, notamment durant les week-ends.
Quelles sont les faiblesses contre lesquelles la nouvelle appellation ne pourra rien ?
Déjà écornée par une politique tarifaire à géométrie variable et la grogne contre les retards, la marque TGV a été abîmée au cours des derniers mois. L’arrêt intempestif de la filiale low-cost IDTGV, qui proposait un abonnement avec voyage illimité pour tous les âges, a nourri un sérieux ressentiment. A tel point que la SNCF a fini par faire machine arrière et proposer une prolongation de deux ans aux titulaires de cette carte.Pour conquérir de nouveaux clients, le transporteur ferroviaire ne peut plus lancer de nouvelles lignes. Ses finances ne le lui permettent pas. La dette de l’entreprise frise les 50 milliards d’euros et le coût d’un kilomètre de voie à grande vitesse oscille entre 18 et 25 millions d’euros. Les deux nouvelles lignes Paris-Bordeaux et Paris-Rennes ont d’ailleurs été concédées au secteur privé. Une première ! C’est un consortium d’entreprise du BTP, emmené par Vinci, qui les a financés et construites. Il facture ensuite, un droit d’utilisation à la SNCF. Au final, le voyageur paie un supplément sur chaque minute gagnée. Entre Paris et Bordeaux, le prix du billet devrait donc augmenter de 6 euros à 10 euros.
Quel danger majeur guette la SNCF ?
Les voyageurs s’en réjouiront tout autant que le transporteur national s’en inquiète : le transport ferroviaire est l’un des derniers bastions non ouverts à la concurrence et cela va changer. Exception faite de Paris-Strasbourg et des liaisons internationales, la SNCF est aujourd’hui en position de monopole sur le rail français. Mais cette situation confortable pour la compagnie de chemin de fer nationale devrait normalement prendre fin, à titre expérimental, dès 2018 sur les lignes régionales. Dans le Sud-Est, des opérateurs italiens pourraient venir faire une incursion sur le marché français. Et en 2020, ce sont les grandes lignes - et donc le TGV - qui devaient être confrontées à la concurrence. Selon un dirigeant de la SNCF, la Deutsche Bahn serait dans les starting-blocks pour attaquer le marché des lignes les plus rentables comme la sacro-sainte Paris-Lyon.Visiblement, la question taraude le PDG Guillaume Pepy, qui justifie le relooking de sa maison par ces changements à venir dans le paysage concurrentiel : «Mon obsession est que l’on ne se retrouve pas dans le mur quand la concurrence va arriver, comme ce qui s’est produit pour les compagnies aériennes traditionnelles qui n’ont pas vu venir les low-cost.» Mais, en son temps, Air France n’avait pas été jusqu’à repeindre la carlingue de ses avions aux couleurs du «Oui».
VOISINAGE
Le Monde Par Marlène Duretz
Comment (bien) cohabiter avec ses voisins
« Vous
pourriez me dépanner d’un peu de sel ? », « Baissez la télé, on
n’entend que vous ! »… Partager son territoire avec ses voisins est un
art délicat que l’on est obligé de pratiquer au quotidien.
Si le chanteur Renan Luce dit avoir « toujours préféré aux voisins les voisines »,
nombreux sont ceux à ne pas succomber aux charmes du voisinage,
cordialement indifférents, hermétiques, voire hostiles à tout échange.
Inutile de préciser qu’ils éviteront la 18e fête des voisins, par définition « catalyseur social et créateur de milliers de situations d’entraide », selon ses organisateurs.
Partager des moments conviviaux entre voisins, c’est possible…
Flickr (CC BY 2.0)
Pourtant, « où que l’on vive, on a toujours des voisins, pour le meilleur et pour le pire, observe Hélène L’Heuillet, auteure de Du voisinage : réflexions sur la coexistence humaine (Albin Michel, 2016). On
peut être d’un tempérament solitaire ou refuser tout contact social en
se terrant dans une maison isolée, il se présente toujours un moment où
l’on va vivre un événement ensemble. Peut-être la plus improbable des
tempêtes, souligne la philosophe et psychanalyste. Le plus
solitaire des individus va demander un coup de main ou en donner un.
Cela fait partie de notre condition humaine. Et puis, inutile de rêver
d’îles désertes, il n’y en a plus ».
J’entre dans l’ascenseur et aucune esquisse de « bonjour » ne sort de la bouche de mon voisin
Les
difficultés de voisinage paraissent anecdotiques, mais ce sont en
réalité des problèmes radicaux de coexistence humaine. Singuliers, à
résoudre au cas par cas, et souvent embarrassants. Il est agressif de
faire remarquer son absence d’interaction au voisin avec qui on partage
l’ascenseur. On peut lui accorder le bénéfice du doute : peut-être
est-il distrait, préoccupé, en train de vivre une catastrophe
personnelle… Il y a mille raisons qui peuvent expliquer un silence. Lui
faire une remarque met alors inutilement de la tension.
Je vis depuis cinq ans sur le même palier qu’un voisin cordial mais toujours distant
Le
voisinage ne doit pas devenir une nouvelle injonction sociale. Il est un
lien infime, loin de toute obligation familiale ou conjugale. Cela
prend du temps de passer de « c’est le voisin » à « c’est mon voisin ».
Le lien peut se cantonner à de brèves paroles et salutations, comme il
peut être celui de l’entraide, de l’échange et de la convivialité. Cela
ne légitime pas l’intrusion pour autant.
Le
voisinage est ce rapport particulier entre le contact privilégié qu’il
induit – mes voisins en savent souvent plus sur moi que mes collègues –
et cette ligne symbolique qui sépare les intimités de chacun. En
principe, on reçoit son voisin sur le seuil de sa porte, on le rencontre
dans les espaces communs, ou on échange avec lui au-dessus des haies de
son jardin. Cela suppose qu’on respecte a minima le lieu de l’autre.
Scènes de ménage, turbulences enfantines, tapage nocturne… Et lorsque les émotions de mes voisins se font criantes ?
Il y a
deux façons de ne pas respecter son entourage : d’une part, faire comme
si on était seul au monde, d’autre part, envahir l’autre, sans respect
pour son « chez soi ». Dans le bruit – qui par ailleurs est un problème
majeur de coexistence dans notre société –, il y a quelque chose d’un
peu persécutif. On en vient à accuser le voisin de le « faire exprès ».
On s’inscrit alors dans un comportement purement paranoïaque ! On
éprouve, en effet, de la colère à l’encontre de celui qu’on ne voit pas
et qui nous traite comme si on n’existait pas.
Pour ne
pas se laisser envahir par de telles émotions, il importe d’avoir
conscience des effets que cela a sur soi. Coexister c’est admettre que
nos voisins ont aussi le droit de vivre. Celui qui ne supporte pas le
moindre son ne supportera pas la présence de l’autre. Il faut accepter
les bruits de l’autre car ils sont les bruits de la vie !
Si les
nuisances ont lieu à des heures inappropriées, on peut faire savoir à l’autre qu’on est gêné, sans céder à ses pulsions. On a évidemment le
droit d’être respecté par ce voisin musicien qui répète à 3 heures du
matin, quand on vit le jour et pas la nuit – au risque d’être ringard.
La parole est essentielle, elle est un régulateur social qui peut
désamorcer les tensions et éviter le recours à la médiation
institutionnelle.
Mon voisin, sa voiture, son arbre, son chien, empiètent sur mon « territoire »
Même
lorsqu’on n’est pas territorial, on tend à le devenir dès lors qu’on
s’estime envahi. Il y a une sorte de ligne symbolique qui est franchie
et ce n’est jamais innocent : la plupart du temps, il y a la volonté de
ne pas respecter le lieu de l’autre. Au point où le fait de se sentir
bien chez soi vient aussi du respect par l’autre de cette ligne
symbolique. C’est elle qui fait l’altérité, car « je ne peux pas être
chez moi sans l’autre ».
On est
là dans un rapport à soi. Dans nos sociétés très narcissiques, on est
tout de suite dans des enjeux de reconnaissance et d’image. Lorsque le
voisin empiète sur mon territoire, je n’en fais pas seulement une
affaire territoriale, je le vis comme une atteinte à mon amour-propre.
La question des nuisances sonores ne pèserait pas autant dans notre
relation à l’autre si on ne sentait pas aussitôt humilié, agressé ou
rabaissé !
L’importun
aussi est dans ce rapport narcissique puisqu’il se croit seul au monde.
Le voisinage nous rappelle l’existence réelle de l’autre : on le sent,
on le touche, on l’entend. C’est avec nos sens que nous sommes engagés.
Même si ce n’est pas chose aisée, la diplomatie étant essentielle, c’est
rendre service à ses voisins que de leur signifier qu’ils sont de…
mauvais voisins !
Pas une assemblée de copropriété qui ne finisse en eau de boudin ! S’entêter, en découdre ou céder ?
Le degré
de conflictualité, lors de ces épiques assemblées de copropriété
notamment ou de plus sereines amicales de locataires, est lié à
l’investissement de chacun et de sa relation à la possession. Pour
désamorcer un désaccord, employer le « je » permet de pacifier les
échanges, sans échapper pour autant aux goûts et couleurs imposés par le
plus grand nombre. D’un point de vue démocratique, je fais ainsi savoir
que cela peut ne concerner que moi.
Le
conflit, sur le plan social, n’est pas un problème. Dissensions et
divisions peuvent avoir lieu, mais tout réside dans la façon dont on vit
ce conflit, et dont on s’en sort. Cela nous renvoie indéniablement à
nos différences. Le désaccord fait partie du voisinage, il peut même
devenir une forme de régulation, à condition de le gérer par la parole,
et en évitant tout rapport de domination. La dissension est la première
garantie de la démocratie. Vive nos conflits !
mardi 23 mai 2017
JOURNÉE DE LA JUPE
"Journée de la jupe" dans les lycées : "Ce n'est pas le carnaval, mais l'occasion de parler du sexisme"
Pour Benoît Deverly, secrétaire générale de la FIDL, la relance de la journée de la jupe est l'occasion de "sensibiliser les élèves qui ne se rendent pas forcement compte des inégalités qui existent dans la société".
Pour Benoît Deverly, secrétaire générale de la FIDL, l'idée est double. Interrogé sur franceinfo, il affirme que "les organisateurs souhaitent briser un symbole associé à la femme mais également provoquer des débats dans les lycées".
franceinfo : Comment se traduit le sexisme dans les établissements ?
Benoit Deverly : Il se ressent généralement au moment de l'orientation dans les différentes sections. Les conseils d'orientation auront plutôt tendance à orienter les garçons vers les filières scientifiques et les filles vers les classes littéraires. Les filles sont rarement envoyées en filières professionnelles et quasiment jamais en filières agricoles. Par ailleurs, tous les groupes de jeunes ont au moins une amie qui a eu du mal à se procurer une pilule du lendemain, parce que les pharmaciens ne sont pas forcément conscients de ce qu'ils font quand il la refuse.
Est-ce que les mentalités évoluent ?
On reproduit moins qu'avant les schémas de nos parents, même s'ils existent encore. La majorité des jeunes en France ne sont plus ou pas sexistes. Malgré tout, on reste toujours dans des clichés qu'il faut briser. Dans certains établissements, à partir du moment où une fille porte une jupe, ça peut être un problème avec l'établissement, comme à Valence. Mais ça peut aussi être un problème avec d'autres élèves. Certains la considèrent comme une pute. Il y a une pression sociétale. Même si c'est mieux qu'il y a 20 ou 30 ans, les filles qui portent des jupes font toujours l'objet de commentaires.
Pour cette journée vous avez le soutien des chefs d'établissements ?
Dans la plupart des cas il n'y a pas de problème. A Nantes un chef d'établissement a voulu empêcher la journée de la jupe et a tenté de faire pression sur des élèves. Mais certaines académies, comme Dijon, soutiennent l'opération. Globalement, il y a un soutien de l'administration et des autorités lycéennes, car ils voient l'effet bénéfique de l'opération.
jeudi 18 mai 2017
Un hold-up informatique mondial !| 16 mai 2017
Pourquoi en parle-t-on ? Parce que cela touche et met en danger le fonctionnement d’entreprises et d’administrations de nombreux pays.
Les ordinateurs du monde entier ont été touchés par une attaque informatique vendredi. Leurs fichiers sont devenus illisibles ! La faute à des pirates version Internet. Ils réclament de l’argent, une sorte de rançon en échange de laquelle ils rendront les fichiers à nouveau lisibles.
Vendredi dernier, un virus informatique s'est propagé dans les ordinateurs du monde entier : on compte plus de 200 000 machines touchées dans 150 pays ! Impossible pour les utilisateurs de lire leurs fichiers, car ces derniers sont codés avec un programme informatique appelé WanaCrypt. Les personnes à l'origine de cette cyberattaque sont décrites comme des « pirates » ! Elles réclament de l'argent pour rendre les fichiers à nouveau lisibles.
La cible : Windows !
En France, l'entreprise automobile Renault a été touchée. Au Royaume-Uni, c'est le National Health Service, le service public de la santé. En Allemagne, c'est la Deutsche Bahn, l'entreprise ferroviaire publique (un peu comme la SNCF en France)… Administrations, entreprises et même particuliers en ont été victimes ! Car il suffisait d'ouvrir une pièce jointe avec une ancienne version du logiciel d'exploitation Windows (utilisé par les ordinateurs PC) pour que l'ordinateur soit contaminé. Mais ce n'est pas tout : ce virus a la capacité de circuler et d'atteindre les ordinateurs auxquels il est lié !
De l'argent contre des fichiers
WanaCrypt est un programme informatique particulier. C'est un « rançongiciel » : pour en être débarrassé, il faut payer une rançon ! Le montant ? 300 dollars (environ 270 euros) à payer en bitcoins sous 3 jours, sinon le tarif double et passe à 600 dollars ! Si, au bout de 7 jours, l'utilisateur bloqué n'a toujours pas payé, les fichiers sont effacés… On estime que les pirates ont empoché 6 000 dollars samedi.
Héros par accident
Heureusement, la propagation du virus a été stoppée dès vendredi par un chercheur en cybersécurité. On ne sait pas grand-chose sur lui, juste qu'il parle anglais et qu'il a réglé le problème depuis son domicile, en dehors de ses heures de travail ! Mais il a prévenu : ce n'est que temporaire, les pirates peuvent frapper à nouveau, comme ils l'ont déjà fait en février, avec un logiciel du même type.
Des conseils à suivre !
Dimanche, la gendarmerie nationale française a diffusé des conseils pour que chacun sache comment protéger ses données informatiques : faire des sauvegardes (ailleurs que sur l'ordinateur), mettre ses logiciels à jour, faire bien attention aux noms des fichiers que l'on reçoit avant de les ouvrir et se déconnecter d'Internet en cas de problème.
Pourquoi en parle-t-on ? Parce que cela touche et met en danger le fonctionnement d’entreprises et d’administrations de nombreux pays.
Les ordinateurs du monde entier ont été touchés par une attaque informatique vendredi. Leurs fichiers sont devenus illisibles ! La faute à des pirates version Internet. Ils réclament de l’argent, une sorte de rançon en échange de laquelle ils rendront les fichiers à nouveau lisibles.
Vendredi dernier, un virus informatique s'est propagé dans les ordinateurs du monde entier : on compte plus de 200 000 machines touchées dans 150 pays ! Impossible pour les utilisateurs de lire leurs fichiers, car ces derniers sont codés avec un programme informatique appelé WanaCrypt. Les personnes à l'origine de cette cyberattaque sont décrites comme des « pirates » ! Elles réclament de l'argent pour rendre les fichiers à nouveau lisibles.
La cible : Windows !
En France, l'entreprise automobile Renault a été touchée. Au Royaume-Uni, c'est le National Health Service, le service public de la santé. En Allemagne, c'est la Deutsche Bahn, l'entreprise ferroviaire publique (un peu comme la SNCF en France)… Administrations, entreprises et même particuliers en ont été victimes ! Car il suffisait d'ouvrir une pièce jointe avec une ancienne version du logiciel d'exploitation Windows (utilisé par les ordinateurs PC) pour que l'ordinateur soit contaminé. Mais ce n'est pas tout : ce virus a la capacité de circuler et d'atteindre les ordinateurs auxquels il est lié !
De l'argent contre des fichiers
WanaCrypt est un programme informatique particulier. C'est un « rançongiciel » : pour en être débarrassé, il faut payer une rançon ! Le montant ? 300 dollars (environ 270 euros) à payer en bitcoins sous 3 jours, sinon le tarif double et passe à 600 dollars ! Si, au bout de 7 jours, l'utilisateur bloqué n'a toujours pas payé, les fichiers sont effacés… On estime que les pirates ont empoché 6 000 dollars samedi.
Héros par accident
Heureusement, la propagation du virus a été stoppée dès vendredi par un chercheur en cybersécurité. On ne sait pas grand-chose sur lui, juste qu'il parle anglais et qu'il a réglé le problème depuis son domicile, en dehors de ses heures de travail ! Mais il a prévenu : ce n'est que temporaire, les pirates peuvent frapper à nouveau, comme ils l'ont déjà fait en février, avec un logiciel du même type.
Des conseils à suivre !
Dimanche, la gendarmerie nationale française a diffusé des conseils pour que chacun sache comment protéger ses données informatiques : faire des sauvegardes (ailleurs que sur l'ordinateur), mettre ses logiciels à jour, faire bien attention aux noms des fichiers que l'on reçoit avant de les ouvrir et se déconnecter d'Internet en cas de problème.
Myriam Martelle
LE TEMPS DES EXAMENS
Le Monde.fr
Embouteillages ou trafic aérien : rien ne doit perturber la
concentration des 630 000 lycéens de Corée du Sud qui passent leurs
examens d’entrée à l’université, ce jeudi 12 novembre.
Pour préserver leurs
oreilles, le ministère des transports a précisé que 69 vols
ont dû être reprogrammés et
que quatre vols intérieurs ont carrément été annulés pour la journée. Tous les
vols à l’arrivée ont par ailleurs pour consigne de maintenir une
altitude supérieure à 3 000 mètres et d’attendre l’autorisation
d’amorcer leur descente. Enfin, concernant les airs, une suspension pendant
trente-cinq minutes des décollages et atterrissages concernant tous les
aéroports a été décidée, lors de la principale épreuve de compréhension orale
en langue.
Le rythme urbain a
également été modifié. Toutes les administrations, les principaux commerces et
la Bourse ont
ouvert une heure plus tard pour limiter les
embouteillages et permettre aux élèves
d’arriver à l’heure aux examens, qui ont commencé à 8 h 40. Les
malchanceux néanmoins coincés dans la circulation pouvaient appeler le 112 pour recevoir l’aide des voitures et
motards de la police.
Pancartes d’encouragements
La pression qui pèse
sur ces lycéens est à la hauteur des espoirs de leurs familles respectives.
Leurs parents dépensent souvent une fortune afin de lespréparer au mieux à
ces examens qui peuvent leur ouvrir les portes des
plus prestigieux campus. Selon des chiffres du ministère de
l’éducation, les Sud-Coréens ont dépensé 19 000 milliards de wons
(15 milliards d’euros) en 2013 en leçons particulières et cours du
soir pour leurs enfants, soit l’équivalent de 1,5 % du PIB du pays.
Une fois dispensés les
ultimes conseils, de nombreux parents se précipitaient vers les églises et
temples les plus proches pour invoquer une
intervention divine. Et des enfants brandissaient des pancartes
d’encouragements à destination de leurs aînés à l’extérieur d’un centre d’examen
de Séoul.
Chaque année, ces
examens relancent le débat sur l’obsession sud-coréenne pour la réussite
scolaire, les avantages et les inconvénients d’un système éducatif souvent
considéré à l’étranger comme un modèle de méritocratie. Si la concurrence
effrénée génère l’excellence, comme en témoignent les résultats desuniversités sud-coréennes
dans les classements internationaux, elle engendre aussi des résultats beaucoup
moins glorieux, comme un taux élevé de dépressions et de suicides.
vendredi 5 mai 2017
ACTUALITÉS
Actualités____________________
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Lexique
1. est décortiqué (v. décortiquer. Passif) : est étudié dans le détail 2. se démener (v.) : s'activer 3. pioches (n. f.p.) : outils en forme de pics qui servent à travailler la terre 4. marteaux (n. m.p.) : outils qui servent à frapper pour enfoncer (un clou, par exemple) 5. devinette (n. f.s.) : jeu basé sur une question 6. dans le giron (n. m.s.) : sous l'autorité |
Société
République française : la séparation des pouvoirs ____________________ |
La
France est une république, vous le savez déjà. Très exactement, c’est
une république «constitutionnelle parlementaire à influence
présidentielle».
Actuellement, les Français vivent sous la Cinquième république. Celle-ci est née le 28 septembre 1958, à l’initiative de Charles de Gaulle. Sa Constitution a été rédigée(1) par Michel Debré et c’est celle qui est encore appliquée aujourd’hui. Elle repose sur la séparation des pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Cela signifie que les lois sont décidées par des personnes qui ne sont pas les mêmes que celles qui les font appliquer. De même, les juges ne sont pas nommés par le gouvernement, ce qui garantit une application impartiale(2). LE POUVOIR EXECUTIF |
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En période de crise, l’article 16 de la Constitution donne au Président la possibilité de prendre presque tous les pouvoirs. Sa résidence officielle est le palais de l’Elysée, dans le VIIIe arrondissement de Paris. François Hollande, notre actuel président, est le septième de la Cinquième république (et le vingt-quatrième de la République française). Les prochaines élections présidentielles auront lieu vers la fin avril ou début mai 2017. Le Premier ministre Le Premier ministre est le chef du gouvernement. Il est nommé par le Président de la République et c’est lui qui choisit les ministres (et les ministères) qui composeront son gouvernement. Le Président de la République peut également mettre fin à ses fonctions. Le pouvoir exécutif est partagé entre le Président de la République et le Premier ministre, c’est pourquoi on dit que la France possède un régime «semi-présidentiel». Le Premier ministre est issu du parti politique qui a la majorité à l’Assemblée nationale. Cela veut dire qu’il est, en général, du même parti que le Président ; mais il peut aussi être de « l’autre » parti, c’est ce qu’on appelle la cohabitation. Avec son gouvernement, le Premier ministre détermine et conduit la politique de la Nation. Il dirige l’action du gouvernement et dispose de l’administration pour faire exécuter les lois. Sa résidence officielle est l’hôtel Matignon, dans le VIIe arrondissement de Paris. Manuel Valls est notre actuel Premier ministre. Il est né à Barcelone, en Espagne, et a acquis la nationalité française par naturalisation à l’âge de vingt ans. LE POUVOIR LEGISLATIF Les lois Les lois peuvent provenir du gouvernement (dans ce cas, on les appelle « projets de lois ») ou du Parlement (« propositions de lois »). Quand il s’agit d’un projet de loi, le texte est discuté en Conseil des ministres, puis il est proposé à l’une des deux assemblées. Une navette6 s’instaure7 entre les deux assemblées jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé. Le Premier ministre peut saisir le Conseil constitutionnel avant sa promulgation. Le Parlement Le Parlement est constitué par les deux assemblées : l’Assemblée nationale et le Sénat. La première est composée de 577 députés qui sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans. Ils siègent au palais Bourbon. C’est Claude Bartolone qui en est le président depuis 2012. Le second comprend 348 sénateurs qui sont élus pour six ans, avec un renouvellement pour moitié tous les trois ans, au suffrage universel indirect, c’est-à-dire qu’ils sont élus par les «grands électeurs». Ces derniers sont les personnes qui ont été elles-mêmes élues dans les collectivité territoriales : les conseillers municipaux, départementaux et régionaux. Ils siègent au palais du Luxembourg. Gérard Larcher est président du Sénat depuis 2014. |
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- avoir la nationalité française
- être majeur (dix-huit ans)
- jouir de ses droits civils et politiques (qui peuvent être retirés par décision de justice)
- s’inscrire sur les listes électorales
Pour être élu, il faut :
- avoir la nationalité française
- disposer du droit de vote
- être majeur ou avoir l’âge requis, selon le type d’élection (ex : pour le Sénat, il faut avoir vingt-quatre ans)
- faire preuve de dignité morale et avoir satisfait aux obligations du recrutement militaire
- répondre à certaines conditions d’éligibilité, selon le type d’élection (ex : certains
fonctionnaires peuvent être exclus de certaines élections)
Lexique
1. a été rédigée (v. rédiger. Passif) : a été écrite
2. impartiale (adj. f.s.) : objective, qui ne favorise pas une partie au détriment de l’autre
3. dissolution (n. f.s.) : suppression, séparation, annulation, démantellement
4. promulgue (v. promulguer) : publie, rend officielle
5. garant (n. m.s.) : celui qui garantit
6. navette (n. f.s.) : voyage régulier
7. s’instaure (v. s’instaurer) : se met en place
8. litiges (n. m.p.) : contestations, problèmes
vendredi 31 mars 2017
POISSON D'AVRIL
Libellés :
ACTUALITÉ
Pays/territoire :
San Sebastián, Guipúzcoa, España
lundi 20 mars 2017
jeudi 23 février 2017
mardi 21 février 2017
vendredi 3 février 2017
TIERS PAYANT
Le
Conseil constitutionnel a validé en partie la loi santé de Marisol
Touraine mais il a retoqué le dispositif dispensant les patients
d'avance de frais pour les complémentaires, "pas suffisamment encadré"
pour le législateur. La ministre de la Santé se dit tout de même
satisfaite. À partir du 31 décembre 2016, 15 millions de personnes
prises à 100% n’auront plus à avancer leurs frais, ce qui devrait
s'élargir à tous les Français. Le 30 Novembre 2017, les médecins
pourront étendre le tiers payant à la partie remboursé par la
complémentaire santé mais les professionnels de santé s'y opposent en
majorité.
dimanche 22 janvier 2017
jeudi 15 décembre 2016
LE PETIT PRINCE
le petit prince
LCFF Magazine n°28 - Livres
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Le Petit Prince
Antoine de Saint-Exupéry
Antoine de Saint-Exupéry
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